mercredi 29 août 2012

L'évolution : la lampe de poche

Depuis son invention en 1897 par David Misel et le dépôt du brevet par Conrad Hubert en 1898, la lampe de poche a connu les usages les plus divers et les plus populaires. Les enfants l'aiment, les adultes l'aiment, c'est amusant, c'est utile, c'est rassurant. Vous ne trouverez pas beaucoup d'objets auxquels vous pourrez attribuer toutes ces qualités réunies.
 
Qui n'a pas lu sous les draps ?

La plupart des adultes ont connu ce modèle-ci dans leur jeunesse, alimenté par une pile de 4,5 Volts :

Modifications techniques

La lampe de poche (aussi appelée lampe torche) a subi au cours du temps de nombreuses évolutions.

Parlons d'abord des améliorations techniques : les piles de longue durée, les batteries rechargeables, le rechargement solaire, le système des dynamos actionnées par des manivelles, les ampoules halogènes, à l'argon, au xénon ou au krypton....

Une chose est certaine : si vous ne voulez pas passer pour un ringard, il faut absolument une lampe de poche munie d'ampoules "LED" :

Modifications comportementales

 

Avez-vous déjà remarqué l'évolution comportementale qui a eu lieu ces dernières années ? Que veux-je dire par là ? Je veux parler de la façon de tenir la lampe de poche. Voici sur les deux illustrations ci-dessus comment on tenait une lampe de poche dans te temps : avec la main par dessous .

Si vous tenez votre lampe de poche de cette façon, vous passerez à tous les coups pour un ancêtre du siècle passé. Vous devez maintenant absolument tenir la lampe de poche par dessus, de préférence à hauteur de l'épaule au minimum.

 

Personnellement, j'appelle ça la position "Experts". Dans de biens nombreux feuilletons et séries qu'ils soient américains ou pas, on peut maintenant observer cette utilisation. Je n'utilise la série des Experts que comme un symbole.


mercredi 22 août 2012

L'essence est chère ? Et l'eau alors ?

Il m'est soudain revenu à l'esprit, en ce jour de désœuvrement, une réflexion que je m'étais déjà faite par le passé. On se plaint de l'augmentation incessante du prix de l'essence ! A raison, certainement. Regardons les chiffres.


Pour mon enquête, je me suis basé sur les prix indiqués sur le site http://carbu.vroom.be/ en date du 22 août 2012. J'ai recherché les meilleurs prix du diesel et de l'essence 95 octanes dans ma région. En voici les résultats :


Diesel :
de 1,449 à 1,578 euros par litre.

Super 95 :
de 1,661 à 1.771 euros par litre

Oufti ! Mazette ! C'est vrai que c'est cher, l'essence ! Mais attendez, ce n'est que la première partie de ce que je veux démontrer aujourd'hui. Et pour simplifier la comparaison, je vais faire la moyenne du prix diesel/essence 95 : 1,61 euros par litre, le 22/08/2012.

Laissez-moi maintenant vous raconter quelque chose qui m'est arrivé l'année passée. Je me suis rendu aux Francofolies de Spa pour la première fois ! Ne me demandez pas pourquoi je n'y suis jamais allé auparavant alors que j'habite à seulement 20Km, je n'en sais rien moi-même... Toujours est-il, qu'après une folle journée saturée de décibels, sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à une terrasse, ma dulcinée et moi, pour boire quelque chose. Comme nous sommes des gens très (= trop) raisonnables, nous avons opté pour de l'eau. Nous voici donc assis à une terrasse en plein centre de la jolie petite ville de Spa, si sympathique (ville bien connue de Casanova, de Victor Hugo et du tsar Pierre Le Grand, située près du très fameux circuit de Francorchamps), nous commandons une bouteille d'un litre d'eau de Spa Monopole et, quand le moment est venu, nous payons le montant convenu, c'est à dire celui qui figure sur le ticket que nous apporte la serveuse fatiguée (vous pensez bien, c'était les Francofolies !). Nous payons donc, disais-je, le montant imprimé sur le ticket : 7 euros ! Oui, vous avez bien lu : SEPT euros. Ne trouvez-vous pas ça énorme, au propre comme au figuré ? Je vais l'écrire en plus grand, ça aura l'air plus énorme :

7 euros pour un seul litre d'eau !



J'en vois dans le fond qui semblent un peu perdus, je vais donc préciser un peu certaines choses. Tout d'abord, voici un plan copié/collé depuis Google Maps.

Emplacement de l'usine Spa Monopole, trajet vers le centre ville de Spa.
Désolé pour la qualité mais le blog a ses limites.

Maintenant, un extrait de la colonne de gauche :
Distance entre l'usine et la terrasse : 750 m !.
Le bouteille d'eau minérale qui sort du sol à Spa et qui nous a été servie à table a donc parcouru une distance de 750 mètres depuis l'usine de production ! La bouteille contient 1 seul litre d'eau et on nous la vend au prix de 7 euros ! Pour les vieux qui comptent encore en francs, ça veut dire 280 francs belges ou 45,92 francs français (nouveaux francs, bien entendu) pour un litre.


Remarque : J'imagine déjà les répliques des mauvaises langues et j'y riposte sur le champ. Je suis retourné sur les lieux en dehors des Francofolies et le prix affiché est le même.


Bon, ce n'est pas encore assez, là ? Vous n'êtes pas énervés, offusqués, outrés ? Moi, si !

Ca revient à dire que l'eau nous est vendue 4,34 fois plus cher que l'essence !

1 litre d'eau, produit VITAL,
coûte 4.34 litres d'essence !

Et on ne dit rien ? Et on dit que l'essence est chère ? N'est-on pas un peu tous malades ?

On nous vendra bientôt l'eau au prix de l'or !

A quand un journaliste pour parler du prix exorbitant de l'eau dans les journaux ? Est-ce que tout le monde s'en fout ?

Renseignez-vous, il est de plus en plus question de privatiser l'eau ! De nombreux sites en parlent.

La privatisation de l’eau est une violation des droits de l’homme
La tendance actuelle, sous l’impulsion des politiques néolibérales, est de considérer l’eau comme un bien économique privatisable pour en faire une source de profit. La priorité n’est plus dès lors de répondre à un besoin, mais d’être rentable. Une des conditions mises par la Banque mondiale (BM) à l’allègement de la dette des « pays pauvres fortement endettés » est précisément la privatisation de la distribution de l’eau dans les villes.
Source : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-privatisation-de-l-eau-est-une-67535


Le 22 mars est devenu journée mondiale de l'eau, ce n'est en général que ce jour-là qu'on en parle ! Ouvrez l'oeil, ouvrez l'oreille (encore mieux : les deux à la fois) !

Rappelez-vous : l'eau nous est vendue 4,34 fois plus cher que l'essence, cessez de gémir à cause du prix de l'essence, reconnaissez les vrais combats.

mardi 7 août 2012

Un peu d'air, Nelson !


7 mai 2012. C'est du fond de mon lit que je vous écris ces quelques lignes car le médecin a jugé nécessaire que je reste alité pour avoir une chance, un jour, d'arriver à réaligner mes vertèbres déboîtées.

Etes-vous déjà resté(e)s immobilisé(e)s de cette façon pour une longue durée ? Quand rien ne fonctionne sauf la tête. Et elle en a, du temps, pour fonctionner ! Quand vous avez tout lu, regardé tous les enregistrements qui attendaient désespérément sur le décodeur que vous ayez du temps à leur accorder (bon, là, c'est fait), que faites-vous ? Vous jouez de la zapette ! C'est ainsi que, risquant la tendinite du pouce (j'aime vivre dangereusement), j'ai zappé, zappé, zappé... pour m'arrêter sur les jeux olympiques de Londres diffusés sur la chaîne France 3. C'est ici qu'on passe de ma courte introduction au vif du sujet.


Vous ne le savez peut-être pas : Christophe Lemaitre est un athlète français spécialiste des épreuves de sprint. Il est l'actuel détenteur des records de France du 100 m (9 s 92) et du 200 m (19 s 80). Les Français ont pour lui les plus grands espoirs, il ne serait pas impossible que derrière les intouchables Bolt et Blake, il puisse décrocher une médaille de bronze.

Vous le savez peut-être : Nelson Monfort est un animateur et journaliste sportif français de père américain et de mère néerlandaise. Il commente de nombreuses disciplines et interviewe les sportifs, juste après leurs matchs ou compétitions. Ce sont d'ailleurs ses interviews qui l'ont fait connaître, interviews facilitées par sa maîtrise de plusieurs langues. En effet, Nelson Monfort parle couramment l'espagnol, l'anglais et l'italien, avec, comme on on peut le lire sur Wikipedia, des intonations très personnelles (ça me fait rire, un tel euphémisme qui ne sert qu'à rester politiquement correct).

Vous le savez certainement : Usain Bolt est un athlète jamaïcain, spécialiste du sprint, quadruple champion olympique et quintuple champion du monde, détenteur de trois records du monde : 100 m (9 s 58), 200 m (19 s 19) et 4 × 100 m (37 s 04). C'est un géant (1,95 m), un fauve, un missile, la Foudre, l'Eclair, l'Extraterrestre.

Pour Christophe Lemaitre, athlète doué, Usain Bolt est le Maître qu'il va devoir vaincre. C'est l’Himalaya qu'il va devoir franchir... en courant... pour atteindre l'apothéotique victoire, l'ultime consécration. Il représente un grand espoir pour sa nation et cette responsabilité est un poids considérable qui pèse sur ses épaules.

Pour le premier tour éliminatoire, sur le terrain, Christophe n'a pas couru dans la même série qu'Usain Bolt, mais dans sa tête c'était tout pareil. Le temps a la même valeur, quelle que soir la série à laquelle on participe.

Je n'aborde pas le classement, ce n'est pas le sujet principal de mon intervention. Ce qui me rend vraiment grognon, c'est l'interview qui a suivi. A peine la ligne franchie par Christophe, Nelson, bien frais, lui, est accouru avec son micro. Plop, le micro dans la bouche de Christophe (c'est une image, bien sûr, mais pas vraiment loin de la vérité). "Est-ce que ceci, est-ce que cela..." ? Nelson fait son métier et on dit qu'il le fait bien. Il pose des questions, des questions... et le pauvre Christophe, complètement hors d'haleine, fait de son mieux pour y répondre. Un mot, deux halètements, deux mots, un halètement, deux mots, deux halètements...

Ne serait-il pas plus agréable pour le spectateur autant que pour le sportif, d'attendre que ce dernier ait repris son souffle, à la rigueur qu'il se soit changé, qu'il ait bu un peu d'eau et repris ses esprits... Ne serait-ce pas plus efficace qu'il ait pu analyser la situation, son résultat, avant de pouvoir répondre ? Ne serait-ce pas plus humain ?

Cet article ressemble à un pamphlet contre le si sympathique Nelson Monfort, mais ce cas particulier ne sert qu'à illustrer une pratique courante que je désapprouve. Laissez respirer les gens. De l'air, que diable, de l'air !

Usain Bolt, dans une pose caractéristique

Christophe Lemaitre, l'espoir des Français

Nelson Monfort, présentateur vedette de la télévision française.


Sources :
http://www.toupie.org/Textes/Politiquement_correct.htm
http://www.toupie.org/index.html
http://willywonka31.typepad.com/.a/6a00d83451d8ee69e2013485d2e73a970c-500wi
http://en.rian.ru/images/17500/52/175005225.jpg
http://media.meltybuzz.fr/article-991966-ajust_614/jo-2012-nelson-monort-elu-journaliste-le.jpg


lundi 9 juillet 2012

Euh, écoutez...


Combien de fois n'ai-je pas remarqué ce qui suit : un commentateur expérimenté, une présentatrice blonde à grosse poitrine assise à côté du gentil-invité-qui-est-la-seule-raison-pour-laquelle-certains-regardent-le-JT-ce-soir-là... pose une question à "notre envoyé spécial sur place" : "Dites-nous, Pierre [1], est-ce que la réunion est déjà terminée et qu'est-ce qu'on peut déjà tirer comme conclusion ?"



C'est là qu'arrive le moment critique, l'instant où je me cramponne à l'accoudoir du divan, où je serre plus fort mon verre de bière, où ma respiration s'arrête brièvement... Le suspense est insoutenable... Va-t-il le dire ?

Après un délai dû à la transmission de la parole via le satellite, quand l'intéressé à bien entendu la question dans son oreillette, il entreprend d'y répondre : "Ben écoutez, heu, ..."

Il l'a dit ! Il l'a dit !

Mon coeur rate un battement, je bondis sur mon divan, ma bière se renverse, il y a des cacahuètes partout, ma compagne est terrifiée par mon explosion, c'est l'apocalypse ! Je suis anéanti.

Il l'a dit ! "Ecoutez", qu'il a dit !

Mais dis-donc, mon gaillard, si on s'abrutit devant cette télé au lieu de brûler son surplus de calories en faisant un revigorant jogging, ce n'est pas seulement pour VOIR, c'est aussi pour ECOUTER ! Nous sommes là pour ça ! Qu'on cesse donc de nous rappeler à tout bout de champ qu'il faut écouter. C'est très peu professionnel.


Remarques :

[1] Pierre, c'est juste pour l'exemple. Cela peut évidemment être André, Joseph, Nicole, Nathalie, Julien, Colin, Mathieu, Bruno, Guy, Mireille, Hadja, Paul, Kevin, Marvin, Justine, Martine...  Et Félicie aussi.

Ne mettez pas vos pouces dans mes yeux !

Etes-vous allés à un concert récemment ? Avez-vous à cette occasion observé l'évolution technologique ? Pas l'évolution des micros, des jeux de lumières ou de la sono tonitruante, non. Je veux parler ici de photographie. Étrange association d'idées, diront certains, que l'évolution de la photo et les concerts. Que nenni ! Et je vais le prouver au moyen de quelques lignes édifiantes.


Comment faisait-on, dans le temps, pour prendre une photo ? Après avoir suivi de nombreuses séances de musculation, on empoignait son lourd appareil et, dans une attitude concentrée, prédatrice et aussi professionnelle que possible, on apposait son oeil derrière l'oeilleton et son doigt sur le doigton, si on arrivait à retrouver le sujet qui avait bougé, on appuyait lentement mais fermement sur le bitougnon et tout le monde alentour pouvait entendre le schklzc révélateur.


Il convient ici de faire quelques remarques importantes :

  • Ces appareils, qu'ils soient reflex ou compacts, étaient munis d'un unique oeilleton. Ils étaient donc parfaitement adaptés à être utilisés par des cyclopes.
  • Le son "clic-clac" date de l'époque du daguerréotype. Les appareils reflex modernes, font klzzk, schklzc ou fzlc selon la marque. 
Le maniement adéquat de ce genre d'appareils impose de garder les bras près du corps, à la fois parce qu'ils sont lourds et parce que ça permet d'avoir une bonne stabilité et d'éviter le flou de "bougé".


Ne vous impatientez pas, on en vient au fait.

Les coudes près du corps, l'oeil vissé dans l'oeilleton, cela engendre une position "compacte". On prend peu de place en largeur, pas plus qu'en hauteur.

L'évolution technologique, la voilà :


L'écran à cristaux liquides ! On dit de lui qu'on y voit "exactement ce qu'on verra sur la photo". HAHAHA (je ris) ! Et via l'oeilleton, on ne voyait pas ce qui figurerait sur la photo, peut-être ?

Conséquence de cette énorme évolution ? Tout le monde prend des photos avec les bras tendus.

Outre les positions ridicules que prennent certains photographes, on notera le rayon d'action nécessaire à chacun d'entre eux. C'est que ça prend de la place, quelqu'un qui tient son truc à bout de bras. Vers l'avant, parfois, vers le côté, d'autres fois vers le dessus...

Avant que n'arrive le concert de protestations, je vais démontrer mes dires en les prouvant avec des photos prises par me, myself and I dans un vrai concert à Spa, ville bien connue de Casanova, de Victor Hugo et du tsar Pierre Le Grand, située près du très fameux circuit de Francorchamps dont les autochtones disent qu'il est le plus beau du monde.



Bon, vous voyez où je veux en venir ? On ne voit plus la scène mais une forêt de mains qui tiennent des écrans qui sont parfois de terribles points lumineux au milieu de la pénombre dans laquelle est plongée le public. "Dis-donc, diront certains, tu es bien grognon" ! Et bien oui, c'est d'ailleurs le nom du blog, je vous le rappelle. Oui, je suis grognon et je revendique haut et fort le droit d'être grognon. Pour éviter des mots vulgaires que la pudeur et la morale m'interdisent de dévoiler ici, je dirai simplement que c'est fort déplaisant, tous ces écrans. Et si pour vous, cela semble anodin, attendez de voir la photo suivante.


Filmer le concert avec un iPad ! N'est-ce pas un peu exagéré ? La voilà, la cause de mon courroux : où va-t-on s'arrêter ? Si Apple produit des iPad avec des écrans de 40 pouces, tout le monde va-t-il emporter son panneau et le hisser devant le nez des autres pour pouvoir filmer tout son soûl ? Ne me mettez pas vos 40 pouces dans les yeux, c'est la conclusion de mon cri de détresse. Si on se rend à un concert, ce n'est pas seulement pour entendre, c'est aussi pour VOIR. Et je n'ai pas envie de voir le concert dans un écran placé dans mon champ de vision, je veux le voir en direct, en live, avec mes propres yeux qui rendent une plus belle image que n'importe lequel des appareils.


Grognons du monde entier,

unissez-vous contre les écrans qui empêchent de voir !


Copyright : les deux premières images appartiennent à Canon, veuilles respecter les droits qui y sont associés. Les dernières images sont le fruit de mon propre travail intense. Faites-en ce que vous voulez, elles sont moches et ne valent de toute façon pas tripette.